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Le dossier : L’exception culturelle

L’exception culturelle est-elle soluble dans le numérique ?

La révolution culturelle aura-t-elle lieu ? Mission Lescure, rapport du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), rapport sur la fiscalité du numérique… Ce qui est cette fois en jeu, c’est une définition de l’exception culturelle qui soit à la page de la révolution numérique.

Dossier coordonné par Reynald Fléchaux, avec Serge Escalé, Philippe Richard et Rémi Sorel

 

edito

ReynaldParviendrons-nous à restaurer un cadre réglementaire franco-français protégeant nos industries culturelles, à l’heure de la généralisation du numérique ? Poser la question en ces termes, c’est malheureusement y répondre déjà un peu. La préservation de l’exception culturelle française, visant à financer la création hexagonale, fait l’unanimité. Mais la montée en puissance d’acteurs mondiaux qui ont construit leur succès en faisant irruption sur de nouveaux marchés (la musique, le livre, le cinéma) avec des modèles de rupture rend tout bricolage réglementaire hexagono-hexagonal au mieux relativement inefficace, au pire contre-productif car pénalisant avant tout les entreprises locales. La gymnastique fiscale des Google, Apple et autres Amazon qui se jouent des frontières – un sujet aujourd’hui pris au sérieux par les plus grandes économies mondiales – a clairement montré la capacité de ces acteurs à exploiter les écarts entre les réglementations nationales. C’est avec cette toile de fond en tête que le pays doit dessiner les plans d’une exception culturelle adaptée à la culture numérique, et non pas tenter de replâtrer un édifice déjà par trop lézardé.
Reynald Fléchaux, Rédacteur en chef

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